Histoire
Le romantisme se développe en Europe à la fin du XVIIIe siècle et au cours du XIXe siècle. Dans la peinture de paysage, il accorde une place importante à la nature, aux variations du temps et aux émotions qu’elles suscitent. Le peintre britannique J. M. W. Turner s’inscrit dans ce mouvement. Il représente souvent la mer, les nuages, les tempêtes et la lumière, en peinture à l’huile comme à l’aquarelle. Dans certaines de ses œuvres, l’atmosphère prend autant de place que les bâtiments ou les figures. Les contours deviennent moins nets sous l’effet de la brume, de la pluie ou de l’éclat du soleil. Ce rapport entre paysage et lumière guide ici des illustrations contemporaines, sans les rattacher à l’époque de leur modèle.
Comment le reconnaître
Ce style se reconnaît à ses grands ciels, à ses contrastes lumineux et à ses formes parfois voilées par l’atmosphère. Les tons dorés traversent les nuages et se reflètent sur l’eau. Des effets proches du lavis côtoient des textures qui rappellent la peinture à l’huile. L’architecture reste lisible, mais elle semble émerger des brumes ou des embruns. Sur ces affiches, le nom de la commune figure en lettres sobres, d’inspiration ancienne, au bas de l’image.
Dans la Manche
Les côtes de la Manche se prêtent à ce traitement : l’horizon, les marées et les changements de ciel y donnent de l’ampleur aux vues. Dans les ports, les quais et les silhouettes des églises apparaissent à travers la brume. À l’intérieur des terres, le bocage offre d’autres jeux de lumière, entre haies, chemins et villages.